mardi 3 avril 2012

En attendant le test de Max Payne 3...

Avant la sortie de Max Payne 3 prévue pour le 18 mai prochain, il m'est paru intéressant de relire le test de Max Payne 2, de quoi faire ressurgir une certaine nostalgie et faire le point sur la série :


Voici donc ce qu'il ressort de cet test de Max Payne 2 (tiré en grande partie de jeux video.com tellement ce test était bien fait) qui vous donnera peut-être l'eau à la bouche - si vous n'y avez pas déjà joué pour courir acheter le 3ème opus.
Dans Max Payne2, vous retrouvez le flic maudit et dépressif de Remedy. De l'usage du Bullet Time aux en passant par l'ambiance unique de polarde série Z et un scénario aux petits oignons, le jeu avait tout pour lui sauf peut-être de sa durée de vie. Pour Max Payne 2, Remedy avait tout intérêt à ne pas reproduire la même erreur et justement : ils ne l'ont pas fait. Tout commence après la fin du premier opus. Max a quitté la DEA pour intégrer la police criminelle, se vouant à des affaires sans réel intérêt. Mais les embrouilles lui collent à la peau et rapidement, Max retrouve une vieille connaissance en la personne de Mona Sax dont il croisera le chemin dans une entreprise de nettoyage aux méthodes saugrenues.
Très vite, le flic se retrouve accusé de meurtre avec sa nouvelle amie. Du scénario, que je tairai pour garder la surprise, sachez qu'il est torturé à souhait et qu'il a en plus la classe de ne pas se prendre au sérieux, et c'est comme ça qu'on l'apprécie notre Max... car oui, il est libre Max. Y'en a même qui disent ......

Devine qui vient de rentrer ! Ceux qui attendaient de cet opus de Max Payne une ambiance et une personnalité aussi forte qu'auparavant ne seront pas déçus. A nouveau, on nous offre une histoire sombre mais qui s'enrichit d'un aspect affectif nouveau avec l'idylle Max/Mona (du sexe, du sexe...=). A l'occasion on nous fait sourire, parfois on nous met aussi mal à l'aise que Max lorsqu'il part dans ses trips. En bref, c'est le gros pied pour qui aime se lancer dans un bon scénario. Côté narration, Remedy a conservé le style roman-photo mais cette fois on a droit à de magnifiques peintures réalisées à la main à la place des photos de la dev team. Oui, c'est plus classe en effet. A cela, s'ajoutent des cinématiques tournant avec le moteur du jeu, histoire de faire le lien entre les « BD » et le jeu en lui-même.

Seconde question, le gameplay. Personne ne s'est vraiment attendu à voir débouler moultes nouveautés et à raison. Le jeu se pratique exactement comme son aîné. Les niveaux sont donc toujours très linéaires et l'essentiel de l'action consistera à tuer les méchants pas beaux. Atout clé du gameplay : le Bullet Time. Pour ceux qui n'auraient pas connu le premier opus, petit rappel. Max dispose de la capacité de ralentir le temps (et oui, on aimerait bien aussi ! ) et donc d'ajuster au mieux ses adversaires. Pour aller avec ce Bullet Time, il peut également effectuer des sauts aussi énormes qu'utiles pour tuer les ennemis dans tous les sens, en avant, sur le côté, devant, ... , tout ça avec une facilité déconcertante et une fluidité accrue dans ce second volet. On note des nouveautés mineures à ce niveau. Par exemple, le sablier qui sert de jauge pourra se colorer en différents jaunes. Plus il est coloré, plus le ralenti sera fort. Pour arriver à augmenter le niveau de coloration, il suffit d'aligner un maximum de cadavres sur son chemin. Très simple. Autre nouveauté qui concerne les shootdodges : après un saut, Max peut maintenant rester plaqué au sol le temps de vider son chargeur et ses douilles. Ce n'est pas fondamental, mais ça fait parfois une petite différence durant certains combats de tirs. Du côté purement esthétique, le Bullet Time s'accompagnera maintenant d'un nouveau filtre graphique sépia extrêmement bien réussi. Autre petit changement, l'arrivée de Mona que l'on sera amené à incarner, l'occasion de voir l'action sous un autre angle, celui du fusil de snipe entre autres. Ah, les filles !!! Les personnages non joueurs viendront eux aussi vous aider de temps à autre, mais leur importance est plus que réduite, autant que leur IA d'ailleurs, c'est amusant mais assez secondaire en vérité.

Les photos laissent la place à de superbes peintures réalisées d'après modèles. La progression dans les niveaux est toujours aussi linéaire, une salle = une porte et ainsi de suite. A de rares occasions on devra faire chauffer un peu les neurones mais finalement on n'a pas eu de claquage du lobe frontale. The Fall Of Max Payne a d'autres arguments. En l'occurrence, une action intense , des hordes d'ennemis pas gentils qui compensent par leur nombre ce qui leur manque en I.A. Les temps morts sont très rares et feront plutôt office de temps de repos pour vos doigts fatigués ou de plongée plus profonde dans l'intrigue. Si on peut regretter le manque de nouveautés, on saura apprécier une maniabilité un peu plus fluide et le retour des passages bien barrés dans le style de l'appart de « Max défoncé ». Donc bravo sur ce plan là. Mais heureusement, plus courts et bien moins lourds.

Parlons maintenant du truc qui fâche (et oui, une critique quand même) : la durée de vie. C'était le principal reproche adressé au premier opus, ce sera celui du second vu qu'il est encore plus court. Selon votre niveau, comptez de 7 à 10 heures maximum pour venir à bout du jeu. Oui c'est scandaleusement court, oui ça fait super cher de l'heure (presque un smic !!!) . Tout de même, attendre tout ce temps pour voir si vite la fin, ça fait un peu mal au ventre. L'avantage c'est qu'en 7 heures est concentré un maximum de jouissance ludique et vidéomaniaque.

Revenons à des choses plus reluisantes, c'est le cas de le dire, avec la réalisation résolument sublime que nous livre l'éditeur. Le design d'abord est excellentissime avec ses décors tantôt sombres comme une vieille cave à vin, tantôt baignés sous une lumière crue ou laiteuse. Le traitement des lumières est d'ailleurs lui aussi des plus réussis, de même que les ombres. Saluons également les textures effrayantes de détails et de « vie », les petites choses fourmillent de partout. Les modèles 3D sont eux aussi les plus complexes du moment avec des visages grandioses. Et on finit en beauté (et pourtant il y a encore plein de chose à dire) avec le moteur physique, le fameux Havok. Les ragdolls tout d'abord font preuve d'un réalisme énorme, les ennemis valdinguent selon la façon dont vous les dégommez, butent sur les obstacles, tombent et épousent les formes au sol. Les objets inertes se comportent de la même façon, le moindre bidule bouge avec réalisme. Pour faire court, disons que ce moteur est encore une fois ce qu'on fait de mieux pour le moment et qu'en plus il est relativement peu gourmand et stable.


Note Jeuxvideo.com : 17/20

L'avis du site suite à ce test de Max Payne : "Une action frénétique, une atmosphère et une personnalité terriblement fortes et une réalisation à tomber. Pas de doutes, Max Payne 2 est une splendeur, à tous points de vue. On pourra lui reprocher son manque d'innovation mais on ne peut nier que le gameplay soit toujours aussi efficace et suffisant, d'autant que le jeu s'apprécie également par ses airs de film noir. Reste un problème, c'est trop court et ça risque d'en bloquer plus d'un. A choisir, je préfère 8 heures de pur bonheur que 20 de simple satisfaction. Y a des fois, on peut pas avoir les deux. Pour vous consoler, riez en pensant à Enter The Matrix".

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